La greffe n’est pas toujours la première réponse. Je propose également différentes stratégies médicales destinées à ralentir la chute, préserver le capital capillaire et stimuler les follicules encore présents.

Selon l’indication et après recherche des contre-indications, la prise en charge peut associer :

  • des boosters capillaires et de la mésothérapie, par micro-injections ciblées au niveau du cuir chevelu ;
  • certains traitements injectables, notamment à base de finastéride lorsque leur utilisation est médicalement appropriée ;
  • des protocoles associant laser et booster capillaire, dans une stratégie de stimulation complémentaire ;
  • des traitements topiques, adaptés au diagnostic et au cuir chevelu ;
  • des traitements par voie orale, lorsque leur indication est retenue après évaluation médicale.

L’intérêt est de pouvoir combiner plusieurs approches plutôt que de proposer un traitement standardisé, puis d’adapter la stratégie au cours du suivi en fonction de l’évolution.

Le test génétique capillaire

Dans certaines situations, je peux également proposer un test génétique capillaire (TrichoTest, laboratoire Fagron), réalisé à partir d’un prélèvement buccal.

Il analyse certains variants génétiques impliqués notamment dans les mécanismes associés à l’alopécie et dans la réponse potentielle à différentes familles d’actifs. Son objectif est d’apporter une information complémentaire pour personnaliser la stratégie thérapeutique.

Il ne remplace cependant ni l’examen médical ni la trichoscopie : ses résultats sont interprétés avec l’ensemble du bilan clinique.

Une démarche d’abord médicale

Ces traitements concernent le cuir chevelu et le cheveu ; ils ne dispensent pas de rechercher une cause. Une chute peut relever d’un facteur général — carence, trouble hormonal ou thyroïdien, traitement en cours, contexte de stress, cause génétique — dont la prise en charge prime. Selon les situations, un bilan biologique peut être demandé. Certaines chutes ne relèvent pas de ces techniques ; d’autres relèvent d’un traitement médical, voire d’aucun acte.

Des suites peuvent survenir, en particulier après les gestes injectables : rougeurs, sensibilité ou tension du cuir chevelu, œdème ou ecchymoses aux points de ponction, d’évolution variable. Les autres effets indésirables possibles, ainsi que les contre-indications — notamment celles propres aux prescriptions par voie orale — sont exposés avant l’acte. Une consultation préalable est obligatoire : elle comprend un bilan capillaire, vérifie l’absence de contre-indication et peut conclure qu’aucun de ces traitements n’est indiqué dans la situation de la personne.

La greffe s’inscrit dans une stratégie globale

Lorsqu’une greffe est envisagée, elle s’inscrit donc dans une stratégie capillaire globale et à long terme.

Mon objectif est de préserver au maximum le capital existant et de concevoir la greffe en anticipant l’évolution future de la chevelure, avec une ambition claire : qu’une seule intervention soit idéalement nécessaire au cours de la vie du patient.

C’est pourquoi les traitements médicaux — topiques, oraux, injectables ou par laser — peuvent être instaurés avant la greffe et poursuivis après celle-ci, afin de protéger les cheveux natifs et d’accompagner durablement le résultat.

Indications

  1. Chute de cheveux
  2. Densité et qualité du cuir chevelu
  3. Prise en charge personnalisée après bilan

Précautions & suites

  1. Consultation préalable obligatoire avec bilan capillaire.
  2. Certains traitements (voie orale, injectables) relèvent d'une prescription et comportent des contre-indications propres, exposées avant l'acte.
  3. Protocole souvent en plusieurs séances ; résultats progressifs et variables selon les personnes.

Où cet acte se situe