La greffe capillaire par FUE (extraction d’unités folliculaires) est un acte de microchirurgie. Les follicules sont prélevés un à un dans une zone donneuse, le plus souvent la couronne occipitale, puis réimplantés dans les zones receveuses, en suivant l’orientation et l’inclinaison des cheveux existants. Aucune bandelette de cuir chevelu n’est retirée. L’intervention se déroule sous anesthésie locale.

Une stratégie pensée sur le long terme

La greffe capillaire ne se résume pas à implanter des cheveux. Elle s’intègre dans une véritable stratégie médicale de préservation du capital capillaire. Mon objectif est simple : tout mettre en œuvre pour qu’une seule greffe soit nécessaire au cours de la vie du patient. Cela implique de réfléchir dès le départ au dessin de la ligne frontale, à la répartition des greffons, à l’évolution prévisible de la perte de cheveux et surtout à la préservation de la zone donneuse.

La technique peut concerner le cuir chevelu (ligne frontale, golfes temporaux, vertex), ainsi que la barbe et les sourcils. Elle s’adresse notamment à l’alopécie androgénétique et à certaines formes de calvitie féminine, dont l’évaluation répond à une démarche spécifique. Selon les situations, l’acte peut ne pas être indiqué ; un traitement médical peut être proposé au préalable ou en complément.

Confort et variantes

Pour les patients qui souhaitent vivre leur intervention avec davantage de sérénité, la greffe peut être réalisée sous sédation, lorsque l’indication médicale le permet. Chez certains patients éligibles, elle peut également être réalisée en conservant les cheveux longs, afin de limiter le changement esthétique immédiatement visible ; cette approche, particulièrement intéressante lorsque la discrétion est une priorité, est évaluée au cas par cas lors de la consultation. La greffe de barbe et la greffe de sourcils reposent sur les mêmes principes de minutie, en respectant l’orientation et l’angle propres à chaque zone.

Au-delà de la greffe : préserver le capital capillaire

Une greffe réussie ne doit pas faire oublier que les cheveux non greffés peuvent continuer à évoluer. C’est pourquoi j’associe, lorsque cela est indiqué, une prise en charge médicale autour de la greffe — traitements topiques, par voie générale, injectables, et parfois technologies laser — avant et après l’intervention, afin de préserver au maximum les cheveux existants et d’accompagner le résultat dans le temps.

Le déroulé complet de l’intervention, étape par étape, est détaillé sur la page Votre parcours de greffe capillaire.

Des suites peuvent survenir dans les jours qui suivent : rougeurs, petites croûtes, œdème, sensations d’engourdissement ou démangeaisons. Une chute des cheveux implantés peut également être observée. Des consignes de soins et de protection sont remises, et un suivi est organisé. Le résultat s’apprécie progressivement dans le temps et ne peut être ni prédit ni chiffré à l’avance. Une consultation préalable avec diagnostic capillaire est obligatoire : elle permet d’évaluer l’indication, d’exposer les alternatives, les risques et les suites, et de remettre une information écrite. Un délai de réflexion est observé avant toute intervention.

Indications

  1. Alopécie androgénétique
  2. Densification (barbe, sourcils)
  3. Prise en charge de la calvitie féminine

Précautions & suites

  1. Consultation préalable obligatoire avec diagnostic capillaire.
  2. Suites et soins post-intervention détaillés en consultation.
  3. Résultat progressif ; contre-indications évaluées au cas par cas.

Où cet acte se situe